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Wahou quel séisme cette décision d'arrêt de course! Imaginez 2300 trailers, conditionnés à vivre 2 nuits blanches, le système plein de sucres lents, gonflés à bloc à l'idée de traverser des conditions meteo difficiles et surtout arrivant proche du but de leur entraînement intensif...
J'ai vu certains coureurs suppliez les organisateurs de les laisser continuer, j'ai vu des gens pleurer face à cette décision, j'ai vu des gens s'écrouler en réalisant que non seulement ils avaient organiser tous leurs entraînements autour de cette course, mais qu'en plus venant parfois d'Amériquqe du sud ou du Japon, ils avaient organiser leurs vacances avec leur famille autour de cet événement finalement annulé !!!
Pour ma part, je m'estime chanceuse. J'avais des amis supporters sur le ravitaillement de St-Gervais où j'ai été contrainte d'arrêter la course. J'ai pu me changer et retourner avec eux à Chamonix sans attendre les navettes de rapatriment dans le froid et la pluie.
La déception était là, c'est certain! Mais je me suis dit que cette situation faisait partie des raisons pour lesquelles je fais du trail... Le trail n'est-il pas la recherche de ses propres ressources? Et bien être confronté à un abandon forcé, c'est explorer les confins de son être et de ses réactions... Si on sent une tendinite se pointer ou des cloques se former ou une hypothermie se préparer, on peut faire son chemin vers une décision d'abandon, mais quand une personne extérieure nous interdit purement et simplement de continuer sa quête, c'est un autre univers! On se sent impuissant, démuni, frustré de ne pas savoir quoi faire de son énergie...  
Après un temps inévitable de déception profonde, j'ai réussi à rebondir... Je me suis dit que j'allais garder mes forces pour d'autres aventures... Dans la nuit même, je suis allée m'inscrire au Trail des Aiguiles Rouges et celui des Templiers (vallée du Tarn) et c'est tant mieux car quelques heures plus tard les inscriptions étaient closes... prises d'assaut par des trailers déçus et motivés!
Donc quand j'ai été informée de la course de "secours" du lendemain partant de Courmayeur, j'étais déjà passée à autre chose! En plus quand j'ai reçu le SMS de l'organisation annonçant le départ des navettes de Chamonix à 6h30, il était déjà 2h30 du matin et j'étais en train de regarder les valeureux finishers de la CCC en sirotant des bières !!! Donc largement dans un autre état d'esprit!
Il ne me reste plus qu'à espérer une meteo plus clémente pour les trails qui m'attendent et de retrouver la motivation pour m'entraîner, car ça c'est pas facile quand on s'est autant conditionné à un objectif.
Et sinon, je compte bien me trouver sur la ligne de départ de l'UTMB 2011...

Aline


(R) Le Bélier 2010

Posted by: christine

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Voici les résultats de nos XtraTRAILeurs :

Jérôme 3h16 position 164 Thomas 3h57 position 190

1er Willy Burns en 1h49
1ere Stéphanie Duc en 2h17

 


Recit CCC 2010 La vengeance des marmottes !

Posted by: christine

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10h Courmayeur. Averses légères et fortes se succèdent. Dans le Sas de départ, les coureurs jouent à mettre et à enlever successivement  leur goretex ! Grâce à la crème chauffante de Fred, je n'ai pas froid. Je décide de suivre ses conseils et de rester en tee-shirt.  Quel confort: transportée par le staff hyper efficace de Fred et coachée par lui, je suis assez détendue. Nous nous souhaitons bonne course, la musique et hop en route.  Traversée de Courmayeur, au trot et en file indienne nous partons sous la pluie. Comme cela faisait longtemps que les coureurs attendaient le départ et que les toilettes sont hyper accueillantes une file indienne s'est aussi créée tout le long du chemin pour la pause pipi. Y a les coureurs, les marcheurs et les pisseurs. 

Plainpécieux, démarrage de la montée. Assez vite bouchon: l'autoroute du Sud le week.end de fin juillet mais sans le soleil. Sous la pluie battante on attend... Embouteillage, embouteillage on a le temps de manger et de se reposer...de faire connaissance aussi, sympa Monsieur l'Allemand qui parle si bien français ;=)) Arrivée au refuge, on repart jamais à son rythme car l'embouteillage va durer jusqu'à la tête de la Tronche. 

Et là dans la montée, tout s'éclaire... Non pas le temps, mais la raison de ce déchainement de la nature. En juillet, lors de la reconnaissance, entre Bertone et la Tronche les marmottes nous faisaient la fête, nous étions deux et une cinquantaine de marmotte. Nous devions les pousser du bâton pour passer sur le chemin. Depuis ce matin et pour tout ce foutu week-end, ces charmantes bestioles sont soumises à une obligation de ne pas voir le jour. Terrés au fond de leur terrier, leurs petits ont interdiction  da gambader dehors. 3000 cinglés ont assailli leur environnement ! 

Col du Sapin, enfin un peu d'espace et des rayons de soleil apparaissent. Je trottine, oui en analysant les temps de passage, je trottine trop, je devrai courir ... va falloir bosser cela avec Gael parce que vraisemblablement je ne tiens pas suffisamment le rythme dans les descentes. Bonati, Arnuva tout s'enchaine bien, je suis tranquille, j'assure sans soucis majeur, mange, boit bref ça roule. De nouveau, les embouteillages, il faut aimer le monde pour cette première partie. Et ce rythme cassant, doubler ne sert à rien il y en a autant au cul à cul devant. Bascule au Col Ferret, ça caille il y énormément de vent. Je ne m'arrête pas et enfile ma veste au trot. La descente est longue et j'ai un coup de fatigue, les +1500 sont à digérer et e n'ai pas pris à manger depuis trop de temps. Vite une mulebar, chouette c'est pinacolada elle est bien sucrée ;=) et ... la forme et le moral revienne. C'est long cette descente et je sais que ce sera encore long après La Fouly... Je marche sur la route, sous la flotte, je double un pauvre grand gaillard tout mouillé qui se désespère , alors on discute pour passer le temps et regagner ainsi la Fouly.

Les bouchons sont aussi sous la tente de ravitaillement, file d'attente pour avoir du chaud... Je passe direct au froid attrape fromage et tucs et retourne m'assoir avec mon collègue d'infortune. Je me change, un 3/4, un merinos manche longue Hum quel confort, je suis toute neuve, Je le décide à repartir, l'attend et après m'avoir fait attendre finalement il se laisse tenter par une autre file d'attente celle des navettes de rapatriement. Dommage pour lui, je me lance dans le crépuscule. Assez vite, la chaleur du merinos est agréable malgré la flotte qui tombe à seau. Malheureusement, mes pieds commencent à me faire mal. Une douleur sous les orteils et sous les pieds : des ampoules ! C'est une première les ampoules sous les pieds... Je visualise avec inquiétudes les pieds de Gael ;) et me rappelle le mari de ma collègue qui n'avait pas pu mettre de chaussure pendant des plombs après l'UTMB... Vais.je pouvoir recourir un jour si je continue encore 60 kms? Dans ma tête, c'est décidé je ne vais pas risquer l'amputation ;=)) et l'hypothermie (ça c'est plus réaliste vue les conditions) pour une connerie pareille... Et là un miracle: Patrick . Une équipe de choc à nous deux. On fait connaissance, chirurgien orthopédique (il pourra m'amputer si tout va mal), nous décidons de faire route ensemble. Un rythme d'enfer pour le retour sur Champex et sa montée dans les bois. On trace, il veut que l'on reparte ensemble pour la suite, je suis très tentée, la nuit à deux j'aurais moins peur ;=)

Champex, charmant village. sa tente bondée. Heureusement deux soleils pour me réchauffer Hélène et Ralf. Je mange, je sais que je prend trop de temps... Je regarde mes pieds, ils sont étranges tout en carton crêpe ! Patrick passe et me demande combien de temps il me faut. Dans ma tête, s'est déjà clair depuis un moment, je vais aller me mettre au chaud à l'hôtel avec ma petite famille. J'aurais pu sécher, soigner ses ampoules et vite me changer, j'avais tout ce qu'il fallait pour repartir dans des conditions de confort correct mais j'ai plus envie. Il fait froid, cela va flotter voir neiger sur les crêtes, j'ai plus de téléphone noyé dans ma poche... J'ai pas envie de prendre des risques. C'est pas la bonne année. Je ne sais même pas si j'aurais envie de me remettre dans les bouchons l'année prochaine. 

2010 sera donc l'année de ma CC  3000+ et 55kms ;=)))

Je pense à Fred, Stef et à Patrick en espérant que leur courage les aident à supporter la caillante ...

On rentre à l'hôtel, je suis transie de froid , vite sous la douche et la couette. Je ne peux pas donner de mes nouvelles à tous mes supporters (trop sympa tout le monde pour les sms, coups de fils etc..) car je n'ai même pas les numéros ;=((

Samedi matin, les bains de Lavey à la place de Vallorcine . A midi, des nouvelles par Jérôme, la course a été arrêtée à Vallorcine. Dur dur ... Je pense à Fred et Stef et me demandent comment ils ont pris la nouvelle. Je regrette moins de ne pas être partie. 

Et Patrick ? A près avoir consulté sa fiche il s'est arrêté à Trient ;=( 

Résultat de tout ceci: une belle leçon des marmottes, elles elles sont adaptées aux montagnes, les traileurs peuvent rester à la maison au chaud.

Alors à l'année prochaine mais pour une OFF avec Hélène et les amis en juillet lorsque cela est désert ...

 

 

 

 

 

 

 

 


Interdiction de....

Posted by: Elga

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jouer à saute moutons dimanche ;-))) Jéjé et Thomas  !!!! Vous foncez jusqu à l arrivée!!!!!!!! Bonne course :-)))


Cham J-3!!!!!!!!!!!!!!!

Posted by: Elga

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Coucou Christine Fred !!!!!
Alors prets??!!!!!!!!!!!!!!! Mais oui jen suis sûre!!!!!!!!!! A quand le depart pour Cham??? Je vous envoie toutes mes ondes positives eclatez vous (au bon sens tu terme ;-)))evidemment!!!) Bonne course !!!


(Recit) Trail de l’Aigl…on

Posted by: Ludo

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Après ma 6000D mi-figue mi-raisin, j’avais privilégié une bonne récup’. Ce fut donc vélo et natation la semaine suivante avec une reprise en douceur le samedi suivant par une petite sortie sous le soleil avec Chris, Hélène, Gael et Jéjé (sans oublier Kiri et Diva ;-)).

 

L’objectif suivant est lointain a priori : la Saintélyon, en toute fin d’année.

Mais dès le lundi je rattaque un entraînement normal : direction le stade (j’adore aller faire des tours de piste maintenant…). Les jambes sont lourdes et les articulations rouillées. Ouf, ça ne dure pas et le reste de la semaine se passe bien…

 

Entre temps, nous passons une soirée agréable à Sciez au bord du Lac avec toute la dream team d’XtraTRAIL.com, où les discussions tournent essentiellement autour de… la course à pied :-) Chacun(e) y va de son prochain objectif : CCC, Sierre Zinal, Sommand. Je me sens un peu seul, je n’ai pas de course prévue pour les prochaines semaines voire les prochains mois :-(

Alors quand vient mon tour, ben… euh… comment dire… moi ? Je ne sais pas trop, je vais essayer de faire le trail de l’Aigle normalement ?! Sans lamoindre conviction, je viens de m’inventer un objectif ;-) C’est la seule course dont je connaissais la date et qui se déroule à côté de chez moi… Je n’ose pas dire que j’envisage sûrement le petit parcours, de peur de me faire surnommer « Mickey » par Jéjé pour ma propension légendaire à préférer les petits parcours ;-) (la honte à côté de Chris et Fred qui se préparent pour la CCC, et de Hélène, Gael et Jéjé qui faisaient du jus avant Sierre Zinal).

 

Le lendemain, alors que je finis la digestion de mes filets de perche (miam miam, vivement le prochaon repas ! :-)), l’idée fait son chemin dans ma p’tite tête : tiens, pourquoi pas me dis-je ?! Allez zou, y a plus qu’à :-)

Je mets un peu de temps à finaliser mon inscription mais en début de semaine dernière l’inscription est postée à l’office de tourisme de Manigod. Ce sera donc le 11 km ! Non, non, Chris, il n’y pas pas de « 0 » après le « 11 » ;-)

 

Après une dernière semaine d’entraînement very light because un peu trop de travail (une séance de 50’ le vendredi, dur, dur le matin…), me voilà fin prêt et bien reposé.

De retour de déplacement le samedi soir à 20h, je me dépêche de préparer mon beau tee-shirt vert et blanc aux couleurs d’XtraTRAIL.com. Je vais enfin pouvoir l’inaugurer ! :-) Le reste des préparatifs sera bref : un p’tit short et mes Trabuco (il avait beaucoup plu le samedi !).

 

Dimanche matin, direction le col de la Croix Fry, au dessus de Manigod (« une des + belles vallées des Alpes » paraît-il. Un peu chauvins par là-haut, non ?). Après 15 mn de route et mon arrivée surplace, je constate que comme en bas, le temps est frais… euh non plutôt froid (entre 5 et 10° tout au +) mais le ciel plutôt clément pour l’instant. Ouf !

Je file retirer mon dossard et encourager quelques potes qui font le 27 km dont le départ est donné 45 mn avant notre course.

 

Notre course justement développe 11,2 km pour 530 de d+. C’est une boucle sur le plateau de Beauregard (délimité au Nord par Les Villards sur Thônes, à l’Est par La Clusaz, à l’Ouest par Thônes et au Sud par Manigod. Un peu de géographie, ça ne fait pas de mal. Oui, je sais, la culture, c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale ;-)) : le parcours aller se fait sur des pistes forestières par la pointe de Beauregard puis la Croix de Colomban et le retour sur des singles en forêt par le petit Novard et les Mouilles.

Le parcours se décompose globalement en 3 côtes, genre « coups de c… » ou « talus » pour être moins vulgaire et 2 belles descentes un peu « casse-g… » (oups :-()

 

Je peux alors m’échauffer. Je retrouve mes p’tites habitudes : 15-20 mn de footing cool, quelques exercices de PPG, étirements. Retour à la voiture, je suis à la bourre. Argh ! Ca m’éneeeeeerve ! Je me change vite, je fais quelques petites accélérations pour faire monter le cœur car je sais que le début de course n’est pas plat du tout…

 

9h45, c’est parti ! :-) Cool, le départ n’est pas trop rapide même si 2 coureurs ont l’air pressés de rentrer ! Je me dis que eux aussi doivent être attendus pour pique-niquer le midi, hein Chris et Hélène ? ;-) La montée fait bien chauffer le moteur, mais pour une fois, je ne suis pas en surchauffe. Ah les bons conseils de Gael, merci ! ;-) Je sens bien que je ne me suis pas assez échauffé car je ne trouve pas encore mon second souffle. Je me contente de suivre le coureur qui me précède.

On fait quelques kilomètres ensemble. A la fin de la 1ère longue côte, il me prend quelques longueurs, je me dis tant pis, il va bien + vite que moi… A la faveur de quelques relances, je parviens à revenir sur lui juste avant la 2ème côte pour atteindre la Croix de Colomban. Là, dès le début de la montée, il marche. Je continue alors mon effort, j’essaie de rester régulier. Mais rapidement, je sens que mon cœur va exploser car le pourcentage est assez élevé, alors je marche un peu… Je relance dès que je peux mais ça fait un peu mal mine de rien. Je sens bien pourtant que je suis loin d’être cuit… pour une fois !

Après un p’tit plat bienvenu, nous atteignons la Croix de Colomban qui était de mémoire la fin du 1er tiers de parcours. Et là, la descente est vraiment périlleuse : de la terre bien humide et de la caillasse bien glissante. Je vois que le nouveau coureur qui me précède est en difficulté. Eh oui voyons, fallait pas mettre des p’tites chaussures de route voyons !

Le pas moyennement assuré, je le rattrappe et le double à la faveur d’un p’tit « tout schuss » involontaire. Mais comme il faisait partie des 2 pressés de début de course, je le laisse me repasser (on sait jamais, il m’invitera peut-être à son pique-nique ?!). Il m’avait demandé poliment la permission ;-)

Nous voilà alors au Petit Novard pour une longue côte qui va faire mal :-( Je nous crois à la mi-course (pour une fois, je n’ai pas encore regardé ma montre depuis le départ… C’est que je n’en ai pas encore marre et ne languis pas trop l’arrivée). Mon lièvre me prend quelques longueurs car il arrive à courir sur la majeure partie de cette montée bien raide. Je gère, je marche tranquillement et vu le rythme je prends le temps de regarder où on en est. Argh ! Plus que 3,5 km de course !

Bon, va falloir s’affoler. Mon binôme m’a lâchement abandonné… Mais poliment, il ne me prend pas trop de temps. Je bascule en haut de cette dernière bosse 20 à 30 m derrière lui.

Je connais bien la descente (même si j’ai eu du mal à bien évaluer sa longueur ;-)), mon heure viendra me disais-je… Pour une fois que j’ai encore un peu d’essence dans le moteur dans les derniers kil’ d’une course, va falloir en profiter.

Il y a quelques relances avant d’entamer les 2 derniers kil’ de la descente finale. Je m’accroche voire me fais violence car la dernière montée m’a bien fait chauffer les quadri.

Puis arrive un endroit propice pour accélérer (je me souvenais de ce passage lors de la reco du dimanche précédent, j’étais passé prudemment sur le côté du chemin pour éviter toute chute). La pente se fait raide et glissante, mon lièvre ralentit, je passe. Et là, bizarrement, plus mal aux jambes, plus aucune fatigue, un seul objectif : foncer vers la ligne d’arrivée ! :-)

Je croise quelques randonneurs, double quelques concurrents du 27. La plupart me glissent un mot. Je fais un signe de la main une fois sur 3 et réponds merci une fois sur 2... Pas très poli le gars :-( Désolé, j’étais pressé…

La descente est parfaite : un peu glissante et piégeuse, juste ce qu’il me faut pour prendre un peu d’avance sur mon poursuivant (pas envie de me faire rattraper ou doubler, ma grande spécialité :-(). La fin est proche, la route arrive déjà… Je fais quoi des forces qu’il me reste ? ;-) Je sprinte vers la ligne, petite descente, virage à gauche, petite montée et je franchis la ligne. Finalement, je suis cuit…

J’avoue, j’étais vraiment super content… Pour une fois, j’avais bien géré mon effort, j’avais couru avec ma tête ! :-)

J’avais un grand sourire avant de passer la ligne d’arrivée surtout parce que le speaker au moment d’annoncer mon arrivée a fièrement dit « je reconnais son visage, il était déjà là l’année dernière »… Eh non, pas du tout, l’année dernière, j’ai fait une seule course et ce n’étais pas à Manigod.

Mais j’y reviendrai avec plaisir… et sur le 27 cette fois-ci ! ;-) Les nouveaux parcours sont vraiment sympas.

Conclusion : il court vite ce beau tee-shirt ! :-)

 

PS : merci pour les p’tits messages d’avant et d’après course… C’est vraiment + agréable que les sourires crispés qu’on m’a fait à l’arrivée de la course……


Toutes nos félicitations à Ludo qui a fait monter le maillot XtraTRAIL.com sur la 2e marche du podium du trail de l'Aigle (11km et 530m) à Manigod aujourd'hui !!!

Il finit la course en 55"10' derrière Benoit Berthe (54'17") et devant Philippe Gonthier (55'54"). Chez les dames, Irene Aubrete s'impose en en 1h07'37" devant Axelle Mollaret (1h09'51") et Sylvie Angelloz Remy (1h10'34").

Tout le club est fier de ce superbe résultat et lui souhaite encore pleins de réussites de ce genre!

BRAVO LUDO !


Ne dites pas que je vous l ai dit ;-))

Posted by: Elga

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En regardant la liste des inscrits pour le Trail de L Aigle à Manigod j ai reconnu un nom bien connu d'Xtratrail.... Je vous donne un indice à la 6000D il avait oublié son tee shirt  ;-)))  à mon avis il va le faire aller tres vite dimanche!!!!! Vous l avez reconnu??!!!!
Il voulait se la jouer incognito ben c est raté pas de chance hihihihi!!!!!!!!!!!


Vu la demande incessante de petits conditionnements, la  famille Mulebar s’agrandit !! Les barres Strudel et liquorice en version 30g  arrivent.



(Recit) Sierre-Zinal 2010

Posted by: Helene

Tagged in: recit , nouvelles

Sierre- Zinal

Après quelques milliers de mètres de dénivellés avalés durant les dernières semaines, j’étais très titillée par l’envie de tester les effets de cette préparation et la course suisse me tendait les bras.

En 2007 : 5h50, en 2008 : 5h32 …. Objetif 5h cette année !

Une nouveauté au programme, Christine ayant la CCC dans 3 semaines, j’allais courir seule !!! Bon, pas vraiment … ma petite famille m’a gentiment accompagnée la veille au camping et tout le long du parcours … merci mes chéris !!! En prime, nous étions tout un groupe d’Xtrartraileurs, j’étais la seule à avoir boudé le maillot du club pour cause de crainte de surchauffe …. Va vraiment falloir les commander en débardeur femme pour l’année prochaine !

9h, temps gris, dans le sas, Jérôme, Fred et moi avont trop traînés et nous sommes assez mal placés, en queue de peloton… va falloir ramer ou plutôt courir dur pour se placer avant la montée en monotrace.

Très vite, nous sommes à l’arrêt … bouchon… beaucoup de monde cette année, ce sera comme ça jusqu’à Chandolin avec des moments à l’arrêt ou en marche forcée, le parcours n’est pas toujours très roulant.

D’après ma simulation, j’ai 45 mn pour rejoindre le 1er ravito… la montée est toujours aussi ingrate ..je manque un peu d’eau, ayant oublié d’emporter une bouteille pour l’échauffement d’avant –course !

Arrivée 48 mn + tard … ça commence mal !!! direction Ponchette encore 1 h de montée infernale, mais finalement le chemin est moins en monotrace que dans mes souvenirs... je double pas mal de monde.. ça me canne un peu, mais je tiens mon temps … ouf enfin le ravito de Ponchette.

 

Direction Chandolin avec  des parties assez roulantes et même de la descente … par contre des bouchons …. Des files de marcheurs devant nous qui se remettent mal de leur montée et pas moyen de passer !!!!

Chandolin passé, direction Tignusa où ma petite famille m’attend ainsi que celle de Jérôme et de Fred ! C’est sympa d’être encouragée, pas de bol mon petit bout est transi caché sous un duvet et avec ce chrono à tenir pas trop le temps de traîner ( hé, c'est ça les pros !!! pas de temps pour la bagatelle, pas vrai Jérôme)

Me voici ragaillardie pour la montée au Weisshorn ( perso, c’est ma partie du parcours préféré, beau paysage et jolie montée !). Je décide de courir un maximum, sauf sur la dernière montée , des ailes me m’ayant pas poussées malgré les encouragements .

Arrivée au Weishorn après 3h35, super j’ai gagné presque une demi-heure sur les précédentes éditions … bon va falloir tenir le rythme à la descente qui n’est pas mon fort !!

Je me lance, je double pas mal de monde, les coureurs sont sympas, il me laisse passer… il y a moins de monde … finalement je me trouve un lièvre, merci mademoiselle au tee-shirt bleu, je vais la suivre jusqu’à l’arrivée… bon rythme, nous courrons tout le long du parcours… bref stop au dernier ravito pour un verre de bouillon ( sympa de boire du salée … très reconfortant), j’aperçois Jérôme qui vide sa vessie (sûrement un effet du bouillon), je le salue et je file derrière mon lièvre bleu !!!

C’est long et lassant la descente …. Enfin le panneau 3km, mais faut un bout de temps pour les faire, plus de 15mn je pense… casse pattes, casse gueule, mais je vais tenir mon temps et ramener une médaille pour Ralf qui me l’a expressement demandé avant le départ ( le stress…..).

Après 5h de course, ravie je passe la ligne avec mon petit bout qui m’attendait (paraît pas si tôt !!!j’arrive encore à les épater !)

5h00 : 12 …. Un effet du bouillon je suppose …

Jérôme, la vessie vide me suit de peu , Gaël est déjà douchée et Fred doit maudire Jérôme et ses défis de soirs de fêtes ….

 

Ps : l’année prochaine, je peux encore essayer de rabiotter  10 à 15 mn sur l a montée jusqu’à Chandolin !!!


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