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Wahou quel séisme cette décision d'arrêt de course! Imaginez 2300 trailers, conditionnés à vivre 2 nuits blanches, le système plein de sucres lents, gonflés à bloc à l'idée de traverser des conditions meteo difficiles et surtout arrivant proche du but de leur entraînement intensif...
J'ai vu certains coureurs suppliez les organisateurs de les laisser continuer, j'ai vu des gens pleurer face à cette décision, j'ai vu des gens s'écrouler en réalisant que non seulement ils avaient organiser tous leurs entraînements autour de cette course, mais qu'en plus venant parfois d'Amériquqe du sud ou du Japon, ils avaient organiser leurs vacances avec leur famille autour de cet événement finalement annulé !!!
Pour ma part, je m'estime chanceuse. J'avais des amis supporters sur le ravitaillement de St-Gervais où j'ai été contrainte d'arrêter la course. J'ai pu me changer et retourner avec eux à Chamonix sans attendre les navettes de rapatriment dans le froid et la pluie.
La déception était là, c'est certain! Mais je me suis dit que cette situation faisait partie des raisons pour lesquelles je fais du trail... Le trail n'est-il pas la recherche de ses propres ressources? Et bien être confronté à un abandon forcé, c'est explorer les confins de son être et de ses réactions... Si on sent une tendinite se pointer ou des cloques se former ou une hypothermie se préparer, on peut faire son chemin vers une décision d'abandon, mais quand une personne extérieure nous interdit purement et simplement de continuer sa quête, c'est un autre univers! On se sent impuissant, démuni, frustré de ne pas savoir quoi faire de son énergie...  
Après un temps inévitable de déception profonde, j'ai réussi à rebondir... Je me suis dit que j'allais garder mes forces pour d'autres aventures... Dans la nuit même, je suis allée m'inscrire au Trail des Aiguiles Rouges et celui des Templiers (vallée du Tarn) et c'est tant mieux car quelques heures plus tard les inscriptions étaient closes... prises d'assaut par des trailers déçus et motivés!
Donc quand j'ai été informée de la course de "secours" du lendemain partant de Courmayeur, j'étais déjà passée à autre chose! En plus quand j'ai reçu le SMS de l'organisation annonçant le départ des navettes de Chamonix à 6h30, il était déjà 2h30 du matin et j'étais en train de regarder les valeureux finishers de la CCC en sirotant des bières !!! Donc largement dans un autre état d'esprit!
Il ne me reste plus qu'à espérer une meteo plus clémente pour les trails qui m'attendent et de retrouver la motivation pour m'entraîner, car ça c'est pas facile quand on s'est autant conditionné à un objectif.
Et sinon, je compte bien me trouver sur la ligne de départ de l'UTMB 2011...

Aline


Recit CCC 2010 La vengeance des marmottes !

Posted by: christine

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10h Courmayeur. Averses légères et fortes se succèdent. Dans le Sas de départ, les coureurs jouent à mettre et à enlever successivement  leur goretex ! Grâce à la crème chauffante de Fred, je n'ai pas froid. Je décide de suivre ses conseils et de rester en tee-shirt.  Quel confort: transportée par le staff hyper efficace de Fred et coachée par lui, je suis assez détendue. Nous nous souhaitons bonne course, la musique et hop en route.  Traversée de Courmayeur, au trot et en file indienne nous partons sous la pluie. Comme cela faisait longtemps que les coureurs attendaient le départ et que les toilettes sont hyper accueillantes une file indienne s'est aussi créée tout le long du chemin pour la pause pipi. Y a les coureurs, les marcheurs et les pisseurs. 

Plainpécieux, démarrage de la montée. Assez vite bouchon: l'autoroute du Sud le week.end de fin juillet mais sans le soleil. Sous la pluie battante on attend... Embouteillage, embouteillage on a le temps de manger et de se reposer...de faire connaissance aussi, sympa Monsieur l'Allemand qui parle si bien français ;=)) Arrivée au refuge, on repart jamais à son rythme car l'embouteillage va durer jusqu'à la tête de la Tronche. 

Et là dans la montée, tout s'éclaire... Non pas le temps, mais la raison de ce déchainement de la nature. En juillet, lors de la reconnaissance, entre Bertone et la Tronche les marmottes nous faisaient la fête, nous étions deux et une cinquantaine de marmotte. Nous devions les pousser du bâton pour passer sur le chemin. Depuis ce matin et pour tout ce foutu week-end, ces charmantes bestioles sont soumises à une obligation de ne pas voir le jour. Terrés au fond de leur terrier, leurs petits ont interdiction  da gambader dehors. 3000 cinglés ont assailli leur environnement ! 

Col du Sapin, enfin un peu d'espace et des rayons de soleil apparaissent. Je trottine, oui en analysant les temps de passage, je trottine trop, je devrai courir ... va falloir bosser cela avec Gael parce que vraisemblablement je ne tiens pas suffisamment le rythme dans les descentes. Bonati, Arnuva tout s'enchaine bien, je suis tranquille, j'assure sans soucis majeur, mange, boit bref ça roule. De nouveau, les embouteillages, il faut aimer le monde pour cette première partie. Et ce rythme cassant, doubler ne sert à rien il y en a autant au cul à cul devant. Bascule au Col Ferret, ça caille il y énormément de vent. Je ne m'arrête pas et enfile ma veste au trot. La descente est longue et j'ai un coup de fatigue, les +1500 sont à digérer et e n'ai pas pris à manger depuis trop de temps. Vite une mulebar, chouette c'est pinacolada elle est bien sucrée ;=) et ... la forme et le moral revienne. C'est long cette descente et je sais que ce sera encore long après La Fouly... Je marche sur la route, sous la flotte, je double un pauvre grand gaillard tout mouillé qui se désespère , alors on discute pour passer le temps et regagner ainsi la Fouly.

Les bouchons sont aussi sous la tente de ravitaillement, file d'attente pour avoir du chaud... Je passe direct au froid attrape fromage et tucs et retourne m'assoir avec mon collègue d'infortune. Je me change, un 3/4, un merinos manche longue Hum quel confort, je suis toute neuve, Je le décide à repartir, l'attend et après m'avoir fait attendre finalement il se laisse tenter par une autre file d'attente celle des navettes de rapatriement. Dommage pour lui, je me lance dans le crépuscule. Assez vite, la chaleur du merinos est agréable malgré la flotte qui tombe à seau. Malheureusement, mes pieds commencent à me faire mal. Une douleur sous les orteils et sous les pieds : des ampoules ! C'est une première les ampoules sous les pieds... Je visualise avec inquiétudes les pieds de Gael ;) et me rappelle le mari de ma collègue qui n'avait pas pu mettre de chaussure pendant des plombs après l'UTMB... Vais.je pouvoir recourir un jour si je continue encore 60 kms? Dans ma tête, c'est décidé je ne vais pas risquer l'amputation ;=)) et l'hypothermie (ça c'est plus réaliste vue les conditions) pour une connerie pareille... Et là un miracle: Patrick . Une équipe de choc à nous deux. On fait connaissance, chirurgien orthopédique (il pourra m'amputer si tout va mal), nous décidons de faire route ensemble. Un rythme d'enfer pour le retour sur Champex et sa montée dans les bois. On trace, il veut que l'on reparte ensemble pour la suite, je suis très tentée, la nuit à deux j'aurais moins peur ;=)

Champex, charmant village. sa tente bondée. Heureusement deux soleils pour me réchauffer Hélène et Ralf. Je mange, je sais que je prend trop de temps... Je regarde mes pieds, ils sont étranges tout en carton crêpe ! Patrick passe et me demande combien de temps il me faut. Dans ma tête, s'est déjà clair depuis un moment, je vais aller me mettre au chaud à l'hôtel avec ma petite famille. J'aurais pu sécher, soigner ses ampoules et vite me changer, j'avais tout ce qu'il fallait pour repartir dans des conditions de confort correct mais j'ai plus envie. Il fait froid, cela va flotter voir neiger sur les crêtes, j'ai plus de téléphone noyé dans ma poche... J'ai pas envie de prendre des risques. C'est pas la bonne année. Je ne sais même pas si j'aurais envie de me remettre dans les bouchons l'année prochaine. 

2010 sera donc l'année de ma CC  3000+ et 55kms ;=)))

Je pense à Fred, Stef et à Patrick en espérant que leur courage les aident à supporter la caillante ...

On rentre à l'hôtel, je suis transie de froid , vite sous la douche et la couette. Je ne peux pas donner de mes nouvelles à tous mes supporters (trop sympa tout le monde pour les sms, coups de fils etc..) car je n'ai même pas les numéros ;=((

Samedi matin, les bains de Lavey à la place de Vallorcine . A midi, des nouvelles par Jérôme, la course a été arrêtée à Vallorcine. Dur dur ... Je pense à Fred et Stef et me demandent comment ils ont pris la nouvelle. Je regrette moins de ne pas être partie. 

Et Patrick ? A près avoir consulté sa fiche il s'est arrêté à Trient ;=( 

Résultat de tout ceci: une belle leçon des marmottes, elles elles sont adaptées aux montagnes, les traileurs peuvent rester à la maison au chaud.

Alors à l'année prochaine mais pour une OFF avec Hélène et les amis en juillet lorsque cela est désert ...

 

 

 

 

 

 

 

 


(Recit) Sierre-Zinal 2010

Posted by: Helene

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Sierre- Zinal

Après quelques milliers de mètres de dénivellés avalés durant les dernières semaines, j’étais très titillée par l’envie de tester les effets de cette préparation et la course suisse me tendait les bras.

En 2007 : 5h50, en 2008 : 5h32 …. Objetif 5h cette année !

Une nouveauté au programme, Christine ayant la CCC dans 3 semaines, j’allais courir seule !!! Bon, pas vraiment … ma petite famille m’a gentiment accompagnée la veille au camping et tout le long du parcours … merci mes chéris !!! En prime, nous étions tout un groupe d’Xtrartraileurs, j’étais la seule à avoir boudé le maillot du club pour cause de crainte de surchauffe …. Va vraiment falloir les commander en débardeur femme pour l’année prochaine !

9h, temps gris, dans le sas, Jérôme, Fred et moi avont trop traînés et nous sommes assez mal placés, en queue de peloton… va falloir ramer ou plutôt courir dur pour se placer avant la montée en monotrace.

Très vite, nous sommes à l’arrêt … bouchon… beaucoup de monde cette année, ce sera comme ça jusqu’à Chandolin avec des moments à l’arrêt ou en marche forcée, le parcours n’est pas toujours très roulant.

D’après ma simulation, j’ai 45 mn pour rejoindre le 1er ravito… la montée est toujours aussi ingrate ..je manque un peu d’eau, ayant oublié d’emporter une bouteille pour l’échauffement d’avant –course !

Arrivée 48 mn + tard … ça commence mal !!! direction Ponchette encore 1 h de montée infernale, mais finalement le chemin est moins en monotrace que dans mes souvenirs... je double pas mal de monde.. ça me canne un peu, mais je tiens mon temps … ouf enfin le ravito de Ponchette.

 

Direction Chandolin avec  des parties assez roulantes et même de la descente … par contre des bouchons …. Des files de marcheurs devant nous qui se remettent mal de leur montée et pas moyen de passer !!!!

Chandolin passé, direction Tignusa où ma petite famille m’attend ainsi que celle de Jérôme et de Fred ! C’est sympa d’être encouragée, pas de bol mon petit bout est transi caché sous un duvet et avec ce chrono à tenir pas trop le temps de traîner ( hé, c'est ça les pros !!! pas de temps pour la bagatelle, pas vrai Jérôme)

Me voici ragaillardie pour la montée au Weisshorn ( perso, c’est ma partie du parcours préféré, beau paysage et jolie montée !). Je décide de courir un maximum, sauf sur la dernière montée , des ailes me m’ayant pas poussées malgré les encouragements .

Arrivée au Weishorn après 3h35, super j’ai gagné presque une demi-heure sur les précédentes éditions … bon va falloir tenir le rythme à la descente qui n’est pas mon fort !!

Je me lance, je double pas mal de monde, les coureurs sont sympas, il me laisse passer… il y a moins de monde … finalement je me trouve un lièvre, merci mademoiselle au tee-shirt bleu, je vais la suivre jusqu’à l’arrivée… bon rythme, nous courrons tout le long du parcours… bref stop au dernier ravito pour un verre de bouillon ( sympa de boire du salée … très reconfortant), j’aperçois Jérôme qui vide sa vessie (sûrement un effet du bouillon), je le salue et je file derrière mon lièvre bleu !!!

C’est long et lassant la descente …. Enfin le panneau 3km, mais faut un bout de temps pour les faire, plus de 15mn je pense… casse pattes, casse gueule, mais je vais tenir mon temps et ramener une médaille pour Ralf qui me l’a expressement demandé avant le départ ( le stress…..).

Après 5h de course, ravie je passe la ligne avec mon petit bout qui m’attendait (paraît pas si tôt !!!j’arrive encore à les épater !)

5h00 : 12 …. Un effet du bouillon je suppose …

Jérôme, la vessie vide me suit de peu , Gaël est déjà douchée et Fred doit maudire Jérôme et ses défis de soirs de fêtes ….

 

Ps : l’année prochaine, je peux encore essayer de rabiotter  10 à 15 mn sur l a montée jusqu’à Chandolin !!!


(Recit) La Gelinotte

Posted by: Tony

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C'est avec beaucoup de peine que je me lève ce dimanche résultant d'une mauvaise nuit (bébé qui pleure à 3h puis à 5h grrr, il se réveille jamais d'habitude) et d'une alimentation trop riche la veille (Fondue suisse et charcuterie). J'ai pas de stress (étonnant de ma part), surement parce que je suis encore endormi.

J'arrive à l'inscription et pas de Gael!!!! bouhhhhh!!! Qui va m'encourager? Je prends mon dossard, et décide de faire une petite sieste avant de m'echauffer étant donné qu'il me reste 1h30 avant le départ.

La sieste faite, je m'echauffe, puis je prepare mes bâtons, un gentil monsieur me demande si les bâtons sont autorisés (au tel, ils m'avaient dit oui), car à lui on lui a dit non!! Dans le doute on retourne demander à l'organisation et là épouvante!! Bâtons interdits!!!

Le départ arrive, je me fais une raison pour les bâtons. J'entame le plat avec serenité malgré quelques remontées acides (beurk la fondue), la montée arrive je cours un peu puis entame la grosse montée en marchant, je suis seul, je fais  la montée en solitaire, rattrape quelques personnes , ce qui me rassure! Avec un peu de peine j'arrive enfin au sommet en 1h04 (désolé Gael j'ai pas pu mettre moins...).

La descente ne me fait pas peur, c'est en général là où je m'eclate le plus, mais pas aujourd'hui à priori!! Je suis en difficulté tout le long, je ne sais pas comment ça se fait, je fatigue tres vite, alors je ralenti un peu mais je passe tout de meme 3-4 personnes.

Le parcours se termine, je reconnais ce petit plat que je deteste tant, mes mollets me font souffrir et mes jambes ne veulent plus m'obeir!!L'arrivée est a 200 metres, je me retourne et qui je vois??? une petite dame que j'avais passé beaucoup plus haut!!! Alors là, ça ne va pas se passer comme ça je decide de tout donné et je tape un dernier sprint final, 50 metres se passe je me retourne elle est un peu plus loin, je decide alors de l'encourager et nous faisons notre sprint ensemble, j'arrive quand meme avec une dizaine de seconde d'avance sur elle, en 1h44 et 3 seconde!

Je ne suis pas tres tres fier de ce temps, mon objectif etait 1h40...Mais bon, je me suis quand meme amélioré c'est le principal! Merci Gilles pour les conseils d'entrainement!

Et merci Gael pour la reco, ça m'a aidé!


Notre reconnaissance de la CCC Juillet 2010

 

Le temps n’est pas terrible le matin du départ de notre troisième étape. Le brouillard recouvre partiellement le col de la Forclaz et il ne fait pas très chaud !.

 

Troisième Etape Col de La Forclaz – La Flégère  22 kms 1727+ 1376-

Dernière étape, le départ s’effectue en descente jusqu’à Trient. Après avoir longer une rivière, la montée vers Les Steppes s’annoncent. C’est aussi une variante du TMB. Cette montée que je ferai de nuit est très régulière et est beaucoup plus simple à gérer que celle de Bovine. Cela est rassurant car il faudra l’enchaîner à celle de Bovine avec toute la fatigue accumulée et la nuit complète.

Il ne fait toujours pas très beau et nous débouchons au somment environ 700m plus haut. Et là, le temps se dégage. Le paysage est vraiment très beau et nous nous promettons de revenir pour faire un parcours en boucle sur ce fabuleux terrain de jeu.

La descente vers Vallorcine est toujours très progressive et le panorama est vraiment superbe. Juste un passage sur des postes de ski qui gâche un peu le coté bucolique de la ballade et hop nous sommes à Vallorcine.

IL faut remonter jusqu’au Col des Montets, ce n’est pas passionnant. Le soleil est bien présent il fait très très chaud de nouveau. Pas un seul nuage sur le massif du Mont-Blanc, nous savons que le paysage sur le chemin menant à La Flégère sera fabuleux…

Nous mangeons avant le col pour a voir des forces suffisantes et ne pas renouveler la mauvaise expérience de la montée de Bovine.

La montée est rude, très rude, je me la rappelais ainsi, ayant déjà fait le parcours jusqu’au lac Blanc par cet itinéraire. Les bouquetins sont sur le chemin, la vue magnifique alors on oubli que cela tire. Mais dans ma tête je sais que si j’arrive jusqu’ici, cette montée va vraiment faire mal. Je comprends mieux les récits de la CCC que j’ai lu sur cette partie…

Sur la partie moins raide, il y a beaucoup plus de monde et lors d’un croisement entre deux groupes, un homme perd l’équilibre et bascule dans le vide. C’est horrible de ne pouvoir rien faire et de le voir telle une poupée rebondir sur les dalles avant  de s’écraser définitivement au milieu des Rhodos. Une chute d’environ 15 mètres, mais pas de perte de connaissance, une grosse plaie à la tête. L’hélico viendra l’Hélitreuiller.

Nous poursuivons notre périple, les jambes un peu molles, marquées par cette chute sur un parcours qui nous paraissait pourtant bien anodin…

De la Tête au vent à La Flégère cela remonte pas mal, et je trouve cela très long, je ne m’attendait pas à une telle distance. Un dernier raidillon dans les gravas des travaux du téléphérique et « malheureusement » notre CCC s’achève. Nous faisons une photo devant les Drus pour immortaliser notre ½ TMB.

Nous descendons par le téléphérique ne voulant pas faire la dernière descente qui n’a pas vraiment d’intérêt.


Afin de fêter et de profiter du paysage dont nous ne nous lassons pas, nous mangeons sur la terrasse exceptionnelle de l’Auberge de Bois Prin où les mets sont à la hauteur de la vue !


Photos en  préparation ...


Enorme orage la veille, heureusement nous étions bien à l’abri dans la salle du restaurant attendant un bon repas chaud. Nous prenons le départ à 8h pour notre deuxième étape après avoir passées une bonne nuit réparatrice !.

 

Deuxième Etape LA FOULY – Col de La Forclaz 28kms 1311+ 1874-

 

 

Le programme est plus léger pour le deuxième étape. C’est parti, nous reprenons la longue descente de la veille. Descente très lassante nous courrons le long de la rivière. Quelques jolies vues mais c’est un peu ennuyant comme parcours.
Enfin, un chemin plus petit et un passage avec un câble. Il faudra faire attention avec la fatigue et pour moi la nuit qui tombera.
Un magnifique passage un peu mystérieux comme sur une digue avec de chaque coté abruptes des sapins et beaucoup de mousse. Sur ce chemin, un écureuil puis un lièvre : serait-ce la forêt enchantée, cela va donner en pleine nuit !

 

   

  

Nous passons le village de Praz le Fort , très beaux raccards, continuons que cette descente est longue…

 

 

Enfin la remontée vers Champex est là. On retrouve une montée digne de ce nom, et là ça tire … Lacets dans la forêt, nous sommes assez bas en altitude et la canicule est toujours présente, heureusement en sous bois nous sommes à l’ombre.


Arrivées à Champex, nous décidons de profiter et nous prenons une bonne pause en nous régalant d’une tarte aux myrtilles… La météo n’est pas terrible, le coté où nous devons partir est noir le vent s’est levé ! On lève le camp, nous sommes à 6h du col de la Forclaz (panneau indicatif). De nouveau c’est un long bout où nous courrons. Beaucoup de liaison sur cette deuxième étape, le Valais nous déçois un peu par rapport aux paysages de la veille. Le parcours ne prend pas le Val d’Arpette qui semble un très beau tracé.

Nous montons donc vers l’alpage de Bovine. Au démarrage de la montée, il fait faim mais l’endroit n’est pas terrible pour le pique nique, nous décidons de prendre une barre et de faire les 700m environ pour pouvoir se poser. La montée est assez raide avec des traversées de torrent, des marches, pas moyen d’avoir un rythme régulier. Très cassante, je suis explosée, pas assez de réserve et je me projette en pleine nuit sur ce tracé sans la nuit de repos. Mon dieu, je crois bien que cela est vraiment trop dure pour moi et que tout ceci n’est pas raisonnable…

 

   

 

 

Dans le brouillard, sous les vestes goretex on fini par se poser pour manger avant le refuge de l’Alpage de Bovine. Cela fait du bien.

 

 

Nous repartons et nous arrêtons à l’Alpage où nous prenons une assiette de viande séchée et ainsi préparer notre pique nique du lendemain.

 

 

 

Le soleil joue avec les nuages et nous faisons une petite sieste dans l’herbe. Nous ne sommes pas pressées de rejoindre le col de la Forclaz. Le temps tourne nous filons et sous une pluie battante nous faisons la descente  jusqu’à l’hôtel, bien moche de loin mais qui finalement  s’avèrera très correct.

 


Une deuxième étape très roulante, deux grosses montées, un peu lassante. Si j’arrive jusque là, la nuit me fera peut-être voir tout ceci différemment.

 

 

Notre reconnaissance de la CCC Juillet 2010

 

Afin de poursuivre ma préparation pour la CCC, nous décidons de faire une reconnaissance en trois étapes du parcours. Trois jours avant le départ, je boucle la réservation des deux nuits d’hôtel, et demande à mon neveu de nous conduire à Courmayeur.

Les sacs chargés à 6kgs eau comprise, embarquent les tenues nécessaires en cas de froid (veste goretex, ¾ pantalon, mérinos manches longues), lampe frontale, couverture de survie, un tee-shirt, sous-vêtement de rechange pour le soir, des tongues, nourritures pour les 3 midis (pique nique chevrotin des Aravis, saucisson, fruits secs, barres.. ). Nous mangerons le soir dans les hôtels. Réservation à La Fouly - Hôtel Edelweiss et Col de la Forclaz Gite du col de la Forclaz. 

 

Première Etape COURMAYEUR-LA FOULY 33kms 2467+ 2094-

Après avoir déposé un véhicule à Chamonix pour notre retour dimanche soir, nous démarrons notre parcours à Courmayeur lieu dit « Villair » 8h. Nous optons pour le chemin direct vers le refuge Bertone sans suivre le tracé normal de la CCC, qui prend vers Plainpecieux (objectif étirer le peloton..). Nous supprimons donc environ 7 kms au parcours de la CCC et optons pour une ascension plus directe vers le refuge.

C’est la première fois que nous partons pour plusieurs jours de rando –course et un certain stress est au rendez-vous.

L’arrivée au refuge Bertone est très belle, une vue magnifique et le groupe de chalet est particulièrement soigné.

 

 

Refuge Bertone à gauche

Séparation entre TMB et variante Alpine ci dessous

 

 

Nous refaisons le plein en eau et repartons sans trainer car la journée va être longue. L’itinéraire de la CCC prend la variante alpine qui effectue l’ascension de la tête de la Tronche.  Juste après le refuge cela grimpe très très sec. Puis le parcours devient moins raide et le décor fabuleux fait oublier les douleurs. Puis cela redevient très grimpant… Les marmottes nous attendent sur le chemin et nous arrivons enfin au sommet. Une descente très raide et un peu glissante (terre sèche) nous permet de rallier le col. A ce point, le parcours descend dans le vallon en suivant la rivière et abandonne la variante Alpine.

La descente est sympa, beaucoup de passages de torrent. Les descentes ne s’avèreront pas trop traumatisantes, plutôt régulières, ce qui est une bonne nouvelle pour nos genoux.

Arrivée au Refuge Bonatti, il y a beaucoup de monde, nous rechargeons en eau et filons. Une pause pique nique s’impose, l’endroit est sympa au bord d’un torrent, au milieu des rhododendrons en fleur.

½ de pause et on repart, descente vers Arnuva, quelques lacets plus raides mais rien de difficile.

 

 

Descente vers Bonatti ci dessus

Descente vers Arnuva à droite

 

 

Nous voilà sur un petit bout de route, juste le temps d’engager vers la montée au refuge Elena indiquée 45 minutes mais il me semble que nous ne gagnerons pas beaucoup de temps sur cette indication. Le refuge est sympa avec une vue très belle sur les glaciers et cela doit être une chouette étape de dormir ici.

 

Montée à guache et Refuge Elena ci dessus

 

 

 

Nous nous lançons dans l’ascension du grand Col Ferret, il fait chaud, très chaud et cela monte longtemps. La vue est magnifique et monter malgré la difficulté est un plaisir. Au col, il y a foule et c’est la première fois depuis le début. En effet, nous sommes étonnées du peu de personnes croisées sur le parcours.

 

Montée à gauche et grand col Ferret au dessus

 

Nous attaquons la descente, toujours très progressive vers l’alpage de La Peule. C’est long, comme descente après l’alpage nous arrivons sur une route à Ferret. Là normalement le parcours évite la route mais nous ne trouvons pas le parcours et nous descendons donc direct sur La Fouly. Nous arrivons heureuses mais crevées. 8h environ de rando course plus 1h de pause au total . L’hôtel Edelweiss est accueillant la chambre très correct, la douche divine et le repas à la carte est excellent (carré d’agneau légumes et tagliatelles).

 

Descente du grand Col Ferret  vers la Peule

 

33 kms, 2467+ et 2094- Vive la douche !


(Récit) Mon Cross du Mont-Blanc 2010

Posted by: Jerome

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Samedi 26 juin 2010, 7h30, Stéphanie et moi arrivons à Chamonix, prêts à en découdre avec cette nouvelle édition du Cross du Mont-Blanc, ma cinquième participation et la toute première pour Stéphanie. Les bâtons étant autorisés cette année on décide de les prendre, surtout pour Steph qui souffre du genou depuis le trail du Salève, dont la dernière descente lui a laissé quelques douloureuses marques... On file aux dossards, je récupère mon package pendant que Steph contacte la femme qui doit lui revendre un dossard, ne pouvant participer pour cause de blessure (j’en profite pour remercier Ludo qui nous a mis en contact avec elle et a ainsi permis à Steph de venir aujourd’hui). Il est maintenant temps d’aller s’échauffer, le départ est dans moins de 30 mn, on repasse par la voiture poser les sacs, lots, etc, finalement je repose les bâtons en me disant que ca risque de me gêner sur 90% du parcours pour ne me servir que dans les 2 grosses montées finales; en plus les chemins sont souvent étroits, type single track, ca pourrait même gêner les autres concurrents. Et effectivement en regardant autour de moi je peux constater que peu de monde les a pris.

Au départ on retrouve mon collègue Stéphane (Stef sur xtratrail.com) et ca y est, c’est parti. 1500 coureurs annoncés, c’est un gros peloton, on est au milieu, ca marche, ca court, ca s’arrête… Il faut quelques kms pour que ca se décante un peu. Je ne pars pas trop vite, je passe les premières bosses en courant doucement, puis arrivent 2 murs (courts mais raides) qui mettent tout le monde au pas de marche. Après c’est la descente progressive sur Argentière, une portion agréable où l’on peut bien dérouler. Sur les parties les plus larges, certains doublent, puis ralentissent, le rythme est un peu désordonné, certains goulets d’étranglement forcent même à s’arrêter pour faire passer le troupeau. Derrière moi deux espagnols d’un certain âge, voire d’un âge certain, parlent fort, l’un chante même une sorte de refrain, genre « cuia cuia » et il double tout le monde dans les descentes à fond la caisse les bras écartés comme s’il voulait s’envoler !! Je me dis qu’il ne doit pas vraiment connaitre la course, car vu ce qu’il reste de dénivelé à avaler, c’est pas trop le moment de faire l’oiseau ;-). Bref chacun sa gestion de course!


Sortie d’Argentière, 12e km, premier ravito: j’arrive en 1h30, j’entends une bénévole s’exclamer « ouh laa c’est le gros du peloton qui arrive là !» j’en conclus que je dois me situer vers la moitié du classement. Je mange quelques fruits, remplis l’un de mes bidons et je repars ; on sort d’Argentière et on attaque dans la forêt ; un raidillon rapidement suivi d'un chemin plus roulant, en faux-plat montant ; bon les jambes ne sont plus toutes fraiches, je suis dans cette file indienne qui court à petit rythme, à chaque bosse ca marche puis repart. Ce sentier laisse place ensuite à une série de raidillons en virages où l’on n’entend plus un bruit, jusqu’à ce qu’un type plus bas décide de mettre l’ambiance en criant : « on ne vous entend plus là ?? » puis le célèbre « Vous êtes fatigués… ! » auquel répondent quelques gars derrière moi, « On n’est pas fatigués…. », mon œil oui !!!

Devant moi discutent deux femmes qui viennent apparemment de se connaitre, l’une questionnant l’autre sur ses prochaines courses, et celle-ci, toute fraiche, annonce qu’aujourd’hui elle y va cool car demain elle fait le marathon...!! en se justifiant par le fait qu'elle est dans sa préparation à l’utmb… ouaip, ca me laisse pantois, respect Madame !! Sympa le footing du samedi matin ;-)

On finit par sortir de la forêt et on arrive rapidement au bas de la montée de la Flégère. Le soleil commence à cogner sérieusement, certains profitent même des ruisseaux pour se rafraichir le visage. Le chemin est large, on croise de plus en plus de randonneurs ou simples promeneurs montés par la télécabine. Les encouragements font du bien, mais les cuisses ne les entendent pas et ont du mal à pousser... Ca y est, je passe la Flégère, 2h43 à ma montre, je suis un peu surpris car j'ai 2 mn d'avance sur mon temps 2009, alors que je pensais être plutôt en retard. Sauf que l'année dernière, j'avais retrouvé des forces sur ces quatre derniers kms et j'avais pu remonter pas mal de monde. Aujourd'hui je sens que je n'ai pas les jambes pour doubler, je me contente donc de suivre le rythme, la descente de la Flégère se fait plutôt lentement, puis on rattaque les quelques 150 derniers mètres de dénivelé positif qui mènent à Planpraz. Avant la sortie du dernier bois, on entend le speaker de l'arrivée, ca fait du bien au mental, même si l'on sait que la dernière partie est bien bien dure. Mais l'ambiance est là, c'est ca qui est chouette sur cette course dont le final est terriblement raide: les encouragements des nombreux spectateurs nous donnent les dernières forces nécessaires pour gravir la dernière pente. Cette année je suis carrément surpris par la densité de la foule, j'ai l'impression d'être à une arrivée du Tour de France à l'Alpe d'Huez!! Par endroit le passage n'a la largeur que d'un seul coureur. On souffre, mais c'est chouette; pour le fun, je me paie la douleur de repartir en trottiinant juste avant la fin du raidillon, porté par les cris tout autour de moi; je réussis à tenir le rythme, certes pas rapide, sur les quelques vingt mètres finaux, histoire de franchir la ligne en courant. Ouf !! ce que ca fait mal... Je m'assois même sur un banc trois mètres après l'arrivée, ca y est, c'est fini, j'ai finalement mis dix minutes de plus que l'année dernière; globalement les temps sont moins bons qu'en 2009, même pour les premiers, peut-être à cause de la chaleur, ce qui fait que je me retrouve mieux classé, donc pas trop mécontent. Je retrouve Stéphane au bout de quinze minutes environ, je pensais qu'il avait déjà récupéré son sac, et en fait, en regardant nos montres, on réalise qu'on n'est arrivé qu'à trente secondes d'intervalle!! c'est fort ca, dire qu'on ne s'est pas vus de tout le parcours et on arrive en même temps! Je redescend un peu pour aller attendre Stéphanie et je regarde les concurrents qui passent, y en a pas un seul qui a l'air frais, ca me rassure!! Et devinez qui je vois arriver au bout de 4h de course ? "cuia cuia" !!!! sauf qu'il ne dit plus un mot, a l'air décomposé, c'est plutôt complètement "cuit cuit" :-))). J'encourage les coureurs et aperçoit Stéphanie au bas de la montée. Je descends une partie pour la rejoindre et remonter avec elle en l'encourageant, ouh ce que c'est dur, pour elle comme pour moi. Son genou lui a fait des siennes et ne fait qu'en rajouter à son mérite! Elle aussi finit le dernier plat en trottinant, je la suis, mais du regard uniquement, je me contente de la rejoindre en marchant derrière la ligne d'arrivée. En se dirigeant vers la télécabine qui va nous permettre de redescendre à Chamonix, on croise Laurence, une amie de Gaël que l'on avait connue à Faverges. Elle m'avait doublé au bout d'1h de course environ, on avait échangé quelques mots, mais j'avoue que c'était sur une partie montante et j'avais un peu de mal à tailler la bavette!! On embarque tous ensemble dans la cabine, bien contents de ne pas devoir faire la descente à pied!! En bas, une navette est prête à partir pour le centre sportif, mais déjà pleine; on hésite à partir à pied, d'autres le font, mais un autre minibus arrive et nous pouvons embarquer. On entre dans le centre, on se fait tamponner le dossard et le bras, et on fait la queue pour le repas, ca va y a encore pas trop de monde. Par contre on a perdu Laurence et sa copine, Laurence si tu me lis, désolé, on vous a cherché du regard en faisant la queue, mais on ne vous a pas revues :-(

Voilà, cette journée de course s'achève, le repas se passe en se racontant les anecdotes de course, et bien sûr, en évoquant les prochaines épreuves à venir... mais ceci est une autre histoire!

 


(Récit) Faverges 2010

Posted by: gilles

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N'ayant pas pu participer aux Allobroges je me suis inscris en dernière minute au trail de Faverges. RDV avec Stéphanie et Jérome à la Bergue à 6h20 et nous co-voiturons sympa jusqu'à Faverges. Jérome nous fais un petit pronostic: "Gilles en 3h30, Jérome en 4h et Stéphanie en 4h30".

On arrive à 7h25 à Faverges, on se gare sur le parking du supermarché et on presse le pas histoire d'assister au départ qui est donné juste au moment où nous arrivons sur la place. Je vois passer Gael et lui lance un encouragement mais elle ne me voit pas (de toutes façons elle ne m'avait jamais vu avant. Je l'ai reconnu aux couettes de course et au maillot XtraTRAIL).

On se dépêhce de récupérer les dossards et cuissards. Comme j'ai payé deux fois (une fois par chèque puis fais une inscription par Internet pour être sûr d'être dans les temps), on me propose soit de prendre deux cuissards soit de me faire rembourser. J'opte pour deux cuissards. Nous retournons à la voiture en cherchant la tente de chronométrage pour faire un petit coucou à Ludo, mais la ligne d'arrivée ayant été déplacée nous ne voyons pas la tente en question.

Retour à la voiture, on prend le sac, et on perd un peu de temps, le responsable du supermarché nous demandant, comme à d'autres de déplacer notre voiture. Échauffement en vitesse,  un petit bonjour à Pelloche en passant, et retour sur le lieu de départ. Au passage nous remercions vivement la boulangerie/patisserie "Chevallier", qui nous a gentiment laissé utiliser ses toilettes juste avant de nous rendre au départ. Ils ne savent pas le temps et le stress qu'ils nous ont épargné. Je n'hésite donc pas à vous encourager à acheter votre pain et vos patisseries chez Chevallier à Faverges ;)

Je prends d'entrée une position stratégique sur la ligne de départ, puisque je me rends compte que, bien qu'aux environs de la 300ème place,  je suis placé juste derrière l'avocat de mon maître de travaux que j'ai attaqué en justice pour finir ma maison il y a un peu plus d'un an. Je ne sais pas s'il m'a reconnu, j'hésite à lui dire bonjour (il nous a bien ennuyé, mais mon avocat m'a dit qu'il était super sympa et qu'il ne faisait que son boulot), mais par contre mon objectif est clair: il faut que je termine devant lui ;)

Discours, feux d'artifice, fumigènes, et pan le départ est donné. Concentré sur mon objectif, je dépasse l'avocat au bout de 50m, et remonte tranquillement le peloton en essayant de ne pas partir trop vite tout en me calant sur un rythme qui me convient rapidement.

Sorti de la route je me cale dans un peloton dont le rythme me convient bien, alternant course et marche. Je suis bien en course et je pourrais marcher plus vite, donc je suis content, je pense en garder sous la semelle car la montée et longue et la descente réputée interminable.

Au fur et à mesure que j'avance je prends confiance, le rythme me convient bien et j'en garde vraiment sous la semelle. Nous atteignons le premier ravitaillement en 1h09 (d'après les chrono). J'en profite pour prendre un gel et boire 3 verres d'eau pour bien le faire passer. Je repars. La pente est moyenne. J'hésite à courir. Tout le monde cours autour de moi. Je décide de marcher rapidement. Finalement cela me convient bien car environ 1km plus loin je reprends le groupe qui était juste devant moi et qui était parti en courant après le ravitaillement et je vais rester avec eux jusqu'au sommet.

Dieu que cette montée est longue, et raide également! Nous montons d'un bon pas. Nous sommes dans les nuages, enveloppés d'une petite bruine, mais il ne fait pas trop froid, par contre on ne voit pas à plus de 100m ce qui est dommage pour la vue.

Pas loin du sommet il est écrit "Allez Gillou" sur un grand panneau. Je n'en reviens pas Ludo à tenu sa promesse ;) Je prends l'encouragement pour moi ;) Et ce d'autant plus que je me mets à avoir mal à la tête. Ce qui m'inquiète un peu. Arrivé sur le plat je m'arrête au point d'eau pour prendre un peu d'eau et je repars en marchant. J'ai toujours mal à la tête et elle me tourne un peu. Je me dis que je dois faire un début de fringale. Je sors un gel et continue en marchant. Le groupe avec qui j'étais depuis bientôt 45 minutes me lâche. Je repars à en courant tranquillement, les jambes me font mal. Je décide de ne courir que sur le plat le temps de manger une barre (MuleBar).

J'arrive à l'épaule en 2h05, soit quasiment dans les temps que j'espérais atteindre, le photographe me souhaite bon appétit et je me lance dans la descente. C'est dommage que la vue ne soit pas dégagée car le cadre a l'air super. La bonne nouvelle c'est que la descente est agréable, glissante mais pas vraiment technique et surtout que mes jambes ont l'air de tenir et que j'ai récupéré du coup de barre.

Je descend à un rythme moyen, laissant un peu aller quand je peux et évitant de trop en mettre sur les jambes.  Au bout de peut être 20 minutes de descente alors que je relance dans un petit talus qui monte, une crampe au mollet droit me saisi sans prévenir. Je dois m'arrêter net. Je marche un peu, je bois et je continue.

Vraiment bizarre ces crampes. J'en ai jamais à l'entraînement, je bois une petite gorgée toutes les 5-10 minutes en courant, j'ai une boisson que j'aime bien. Je suis étonné. Je repars tranquillement j'essaye de laisser aller mais les crampes reviennent. Je suis obligé de marcher de plus en plus souvent et je commence à me faire beaucoup dépasser.

Viens le second point d'eau. Je recharge le sac, je reprends un gel, je prends mon temps pour gérer les crampes quand je vois arriver l'avocat ;). Mince il faut que je reparte ;) Je prends mon temps en souriant de cet objectif débile. Je repars, 500m plus loin au moment de monter le talus au sommet duquel l'avant dernier contrôle est en place je me prends une crampe énorme à l'adducteur droit. La pente est raide. Je suis en appui sur le pied gauche et impossible d'étirer la jambe droite ne trouvant aucun appui fiable. Je monte tant bien que mal en boitant au sommet du talus. On me demande si je veux abandonner. Non pas question je vais gérer et aller au bout. Il reste 10 kms. 10 kms c'est pas trop long, mais 10 kms de crampes? C'est à ce moment que, rebondissement dans la course, l'avocat me double!

Je prends le temps de m'étirer à fond l'abducteur et je repars. 1km plus loin devinez qui j'aperçois en train de s'étirer sur le côté? Je me dis que je vais me pointer à côté de lui et lui demander en souriant "alors Maître on a des crampes?". Mais il repart avant que j'arrive, il a dû le sentir. Je le rattrape, je pense lui toucher un mot au moment de le dépasser mais là la pente est raide et j'ai tellement mal que finalement je passe sans rien dire (plus par timidité  que mal-politesse quand même, je me dis que je lui parlerai à l'arrivée). Bon faut aussi que je tienne mon objectif ;)

Les 8kms qui suivirent me parurent, comment dire, longs. J'ai alterné marche et course, dès que cela remontait un peu, tirait dans un dévers je ne pouvais simplement plus courir, et le reste du temps je courais doucement. Sans compter sur les chèvres qui faisaient leur course peinard. Devant moi un bouc, précédé de deux chèvres et d'un chien. Le chien mène la course, c'est sûr il gère pour emmener le groupe jusqu'au bout. Impossible de passer, c'est un single track étroit. Je finis par bourrer le bouc, je suis un peu les deux chèvres que je double juste sur le bord à droite, à la limite de me casser la gueule dans la pente (heureusement que j'ai pas eu de crampe à ce moment car je serai passé en bas), et je finis par bourrer le chien qui bon joueur me laisser passer.

Je me dis que ce ne doit plus être long quand je reconnais le hameau qui nous avions traversé au pied de la première descente un peu raide. Et là je me dis "non il ne vont pas nous faire remonter là!". Et ben si! Ca passe beaucoup mieux que je ne le pensais, lentement sans bruit mais ça passe.

Enfin la descente est terminée, je me suis fais énormément doubler (d'après les passages intermédiaires j'ai perdu environ 90 places depuis les sommet) mais je sais qu'il ne me reste plus qu'un kilomètres. Par contre c'est plat et il faut retirer sur les mollets qui me lancent à chaque pas. A ce moment là je me demande en rigolant si je n'aurais pas mieux fais de simplement aller acheter deux cuissards Odlo en magasin. 100m plus loin je m'arrête un instant pour marcher quand une concurrent me lance en me doublant d'une voix très ferme et forte à laquelle je ne peux qu'obéir: "Alleezzzz tu vas pas t'arrêter. Il reste 2kms". Ca c'est une femme qui sait se faire obéir car je repars et 300m plus loin, plus de douleur. Je suis même pas trop mal (il faudra que j'apprenne à courir avec la douleur un peu plus). Mais sur la fin je reste à son niveau je ne vais pas la doubler car sans elle je serai encore 400m derrière.

Je passe la ligne d'arrivée pour voir le grand sourire de Ludo qui m'accueille. Franchement Ludo merci cela m'a fait vraiment plaisir. C'est vraiment avec beaucoup de plaisir que je vais lui serrer la main, alors que comme Gael, je ne l'avais jamais rencontré précédemment. Les douleurs sont maintenant oubliées.

Je termine en 3h44, un peu loin de mon objectif d'environ 3h25, mais bon ...

Je vais à la voiture chercher l'appareil photo pour photographier l'arrivée de Jérome en 4h10. Nous attendons Stéphanie qui arrive en plus de 4 heures 30. Elle termine en souriant (voir les photos) alors que,  vraiment chapeau, elle a terminé la course alors que son genou la faisait énormément souffrir depuis le début de la descente (douleur qu'elle a depuis le trail du Salève), n'ayant pas voulu abandonner.

Viens ensuite Gael qui en termine avec le maratrail. Je ne peux la prendre en photo n'ayant plus de batteries.

On se retrouve tous pour un repas sympa, et on passe voir Ludo sous la tente avant de rentrer à la maison.

Aujourd'hui à un repas chez des amis je croise un ancien copain du collège (c'est vieux) qui est maintenant un ostéopathe reconnu et qui me dit que si je m'hydrate bien et mange bien et si les crampes viennent toujours du même côté (c'est le cas) alors il faut jeter un oeil à mon bassin et penser à se faire faire des semelles. Je vais essayer, en espérant que cela pourra m'aider.

PS: je remercie la jolie signaleuse qui m'a dit "Allez c'est terminé" à la sortie du chemin même si en réalité ça voulait dire "le chemin est terminé" car il restait un bon km de route ;)

Toutes les photos sont ici.

Deux autres ici de Steph et Jérome:

http://picasaweb.google.com/trail.faverge/SurLeParcoursSerie1#5494885389499643618
http://picasaweb.google.com/trail.faverges/ALArrivee#5493682095334992914

 

 


(Récit) Assaut des Mémises

Posted by: Tony

Tagged in: recit

Bonjour à tous!

 

Mon petit récit de l'assaut des Mémises:

 

Le départ est donné à 9h pétante, on entame une toute petite descente qui nous cachait une montée (assez douce quand même), je décide de partir dans les derniers afin de ne pas trop me faire doubler (il est plus motivant de doubler que le contraire!!!),on se dirige vers Lajoux avant d'entrer dans la bois de la corne, un bon faux plat de 2km à peine, je me pose derriere celle qui sera mon "lièvre" jusqu'au col du Perthuis.  Je passe le premier ravitaillement (pas tres nécessaire après 5km de course) et entame la grosse montée, au début en trottant je me mets vite à la marche. Je ne me suis pas encore fait passer mais ça ne saurait tarder, j'entends des pas juste derriere moi puis sur le coté et enfin devant moi ;( 2 vétérans qui me passent en restant sur leur foulée. J'essaie de repartir et de les suivre mais c'est peine perdue...

 

Enfin j'arrive au col du Perthuis après 1h d'ascension, j'entame la crête et passe celle qui me servait de "lièvre", et arrive dans la derniere montée jusqu'au grand pic des mémises. J'arrive à garder la distance avec ma "lièvre" , en haut on m'annonce l'arrivée à 1km et que de la descente YOUHOU!!! J'attaque la descente, mon domaine de prédilection et je vois les silhouettes de mes 2 vétérans, j'accelere encore et les passe enfin, la ligne d'arrivée est à 200m, un dernier effort et je termine la course en 1h18!

Mon record battu je repars content de moi, direction l'Ardeche pour des vacances bien méritées!

Désolé Elga je ne suis pas passé en dessous des 1h15 ;( ....


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